Envol du Phénix, site accompagnant les transformations en cours.

        Libération et conscience - Page 2 


 
 
Ce qui est troublant pour ceux qui ne sont pas encore retournés à la « vraie » Vie, c'est que ça ne se manifeste pas aux yeux des non libérés par des signes extérieurs repérables. C'est sur le fondement du seul témoignage des libérés vivants que l'on sait qu'ils le sont. Parce qu'on n'en voit aucune manifestation extérieure : c'est parfaitement non spectaculaire. Alors, ce témoignage passe forcément par une sorte d'auto-proclamation, parce que personne ne peut témoigner pour l'autre du fait qu'il est libéré...
« Personne » ne peut témoigner, puisqu'il n'y a plus personne pour témoigner, ni à l'extérieur, ni à l'intérieur ! Le libéré n'a que faire d'être reconnu comme libéré. Aucun libéré n'ira proclamer le fait qu'il est libéré.
 
Pourtant c'est bien ce qu'il semble se passer... C'est-à-dire que les libérés témoignent de ce qu'est la Libération qu'ils vivent.
Il y a une différence entre témoigner et proclamer. C'est-à-dire que le témoignage, ce sont des mots envoyés dans cette illusion - accompagnés des vibrations qui vont avec - mais on va dire que c'est une énergie et des mots envoyés dans cette illusion, sans aucune intention particulière. Il n'y a aucune intention de changer quoi que ce soit, ni au niveau de l'humanité, de la Terre, de l'Univers ou de la personne, à aucun niveau. Donc le témoignage émerge. La proclamation serait un processus pour amener une reconnaissance. A quoi bon évoquer la Libération comme un programme automatique ? Quand il y a reconnaissance qu'il n'y a personne, à quelque niveau que ce soit, il ne peut pas y avoir non plus la croyance qu'il y a des personnes à aider, ou une reconnaissance à recevoir de personnes à l'extérieur de ce corps. Je pense qu'aucun libéré n'a jamais cherché à le faire connaitre...
On nous dit que nous sommes des personnalités, que nous avons des personnalités. En langue des oiseaux, il y a des personnes, avec leur corps, leur mental, et quand la conscience vient se coller dessus, ça devient une personne-alitée, une personne malade ! Et l'ambiguïté du mot « personne » en français qui nous dit qu'il y a quelqu'un et qu'il n'y a personne en même temps... Cette ambiguïté est là en permanence, sans que ça gêne qui que ce soit !
 
Au sujet du témoignage, Tony Parsons dit qu'il ne peut pas ne pas témoigner, il est un témoin passionné, sans la moindre intention de changer ou d'améliorer quoi que ce soit, car il n'y a rien qui ne soit pas déjà Cela...
J'ai beaucoup de plaisir à en parler, à échanger là-dessus. Mais il y a aussi une reconnaissance de la peur ou des résistances que cela peut générer chez d'autres personnes (il n'y a personne, mais il y a quand même une peur, qui n'existe pas mais qui est quand même là !), et du coup c'est en cela qu'il y a une joie à témoigner, mais il n'y pas non plus une absolue nécessité de le faire en ce qui me concerne. C'est une petite gourmandise ! Et il pourrait être complètement envisageable de n'en parler à personne. Il n'y a rien à changer dans la pièce de théâtre. Si l'ensemble des consciences présentes dans cette pièce de théâtre veulent continuer de croire à la pièce de théâtre, pourquoi les en empêcher ?
 
Est-ce que tout est parfait ?
Rien ne peut être ni parfait ni imparfait. La conscience expérimente ce qu'elle peut expérimenter. Par exemple le soleil rayonne sa chaleur, sa lumière, et on les reçoit sur Terre et ça nous semble parfait parce qu'on peut se dire que ça fait un peu de chaleur, que ça fait de la lumière. Par contre, si on pose le pied sur le soleil, ça nous semblera moins parfait, mais ce sera toujours une vision tronquée, de séparation, de l'expérience. Chaque chose se fait.
 
Dire que tout est parfait, ça serait une façon de qualifier la Création, ou de qualifier l'expérience.  Il arrive ce qui arrive, qui n'est ni parfait ni imparfait. C'est la Vie qui coule...
Oui, c'est tout à fait ça, la conscience vit cette expérience. Elle peut se mettre en résistance avec cette expérience, ou elle peut se mettre en fusion avec cette expérience : ça donnera une impression, une coloration complètement différente de l'expérience, mais l'un comme l'autre, ça n'a aucune importance.
 
Il n'y a pas une troisième posture qui serait celle de l'observation, se mettre en distance, en témoin ?
Est-ce que l'observation n'est pas un focus de la conscience du point de vue de l'Etre ? Et cette prise de distance même est une manière différente de vivre l'expérience. Finalement, peu importe que l'expérience soit vécue de manière dramatique, de manière euphorique, ou en étant observateur, c'est juste une expérience, qui passe, qui n'a aucune incidence sur l'essence.
 
Et alors de ton point de vue, est-ce qu'une « expérience » se vit encore, en tant que telle ?
Il y a toujours une conscience, il y a toujours un corps, il y a toujours un mental qui permet de communiquer, donc les outils de l'expérience sont toujours là.
 
Qu'est-ce qui a changé dans ta perception du monde ? Est-ce qu'il y a un avant-après ?
Oui, il y a un avant-après dans le sens qu'il n'y a plus personne pour croire à l'histoire. Donc il n'y a plus de drame, il n'y a plus d'euphorie, et pour autant il y a prise en compte du drame de l'autre, parce qu'il y a respect de l'histoire de chacun, même si cette histoire est complètement illusoire. Par exemple, c'est un élément important dans la vie quotidienne, il y a le déroulé d'une vie familiale qui pourrait sembler classique, qui est complètement classique, avec le respect des mélodrames de chacun. Cela ne vient plus créer de mélodrame dans cette personne. La perception de ce monde est forcément modifiée par le fait même du dévoilement de l'illusion de ce monde. C'est comme quand on va au cinéma, on est dans l'histoire, on est pris dans l'histoire, on est tendu dans l'histoire, mais si à un moment donné notre voisin vient à nous bousculer, on sort de l'histoire, on se rend bien compte qu'on n'est pas dans l'histoire, et d'un coup le drame qui se passe sur l'écran n'existe plus, ou en tout cas l'intensité de l'écran disparaît. Là, c'est la même chose : le film continue de se projeter, il y a toujours un corps, un fonctionnement qui se projette lui-même au sein de ce film et de cette histoire, mais il ne fait plus partie de l'histoire.
 
Tu disais : il n'y a plus de drame, il n'y a plus d'euphorie... Il n'y a plus d'espoir non plus, plus d'attente ?
Est-ce que l'espoir a encore un sens ?
Mais l'espoir de quoi ?
 
Beaucoup de personnes vivent d'espoir, survivent d'espoir, l'espoir que « ça va s'arranger » !
Et quand il n'y a plus rien à arranger, il y a juste ce que certains pourraient appeler une joie profonde, une quiétude profonde... Ce qui est particulier, c'est qu'on vit par ailleurs une période de changements importants, qui font que dans les vécus dont je peux témoigner, j'ai parfois éprouvé une sorte de « morsure de joie », c'est-à-dire une joie tellement forte, prenante, qu'elle en est douloureuse.. et que même cette douleur est jouissance. Alors, je ne sais pas à quoi elle est due, mais c'est là...
 
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